Monday, December 10, 2001

Finkelstein : les révisionnistes sont des cinglés

Pour Norman G. Finkelstein, les révisionnistes sont « franchement des cinglés et des allumés » (« frankly crackpots and cranks »), auxquels les Arabes auraient tort de permettre d’organiser des conférences dans leurs pays.

L’auteur de The Holocaust Industry /Reflections on the Exploitation of the Jewish Suffering (L’Industrie de l’Holocauste / Réflexions sur l’exploitation de la souffrance juive) affirme que l’Etat d’Israël et ses apologistes « aiment » ces manifestations révisionnistes car « cela leur fournit la preuve que les Arabes haïssent les juifs ». Pour sa part, N.G. Finkelstein est en ce moment à Beyrouth, là même où les révisionnistes s’étaient vu interdire de tenir la conférence qu’ils avaient projetée pour la période du 31 mars au 3 avril. Ainsi que vient de le reconnaître l’hebdomadaire juif américain Forward, c’est sous la pression de diplomates américains et du Centre Simon Wiesenthal de Los Angeles que le gouvernement de Rafik Hariri avait prononcé cette interdiction. N. Finkelstein, lui, aura le privilège de prononcer deux conférences au grand théâtre de Beyrouth ; l’université américaine de la ville lui refuse ses locaux mais au moins organisera-t-elle un débat avec les pour et les contre.

En mars, dans le texte rédigé pour la rencontre révisionniste de Beyrouth, j’avais écrit à propos de N.G. Finkelstein et de ses pareils :

Juifs et sionistes ne craignent pas vraiment les dénonciations juives du « Shoah Business » et de l’ « Holocaust Industry » par des Peter Novick, Tim Cole ou Norman Finkelstein car il s’agit là, paradoxalement, de dénonciations plus ou moins casher où l’on prend soin de manifester sa révérence pour l’ « Holocauste » lui-même ; on remarquera, d’ailleurs, que, si l’exploitation industrielle ou commerciale de la souffrance réelle ou supposée des juifs constitue un filon, la critique de cette exploitation devient depuis quelques années un autre filon ; or, ces deux filons, surtout le second, se trouvent être strictement réservés aux juifs ; ils sont « off limits » et un Gentil qui s’aviserait d’imiter N. Finkelstein dans sa dénonciation de la maffia de l’ « Holocauste » serait immédiatement pris en chasse par la meute des gardiens du trésor.

N. G. Finkelstein fait aujourd’hui chorus avec les religionnaires de l’«Holocauste» au point de justifier, à sa manière, la répression exercée contre les révisionnistes. Dans le chant général, il tient sa partie. Il a simplement sa propre façon de servir l’orthodoxie et de réprimer l’hérésie. Loin d’être un véritable adversaire d’Elie Wiesel comme il le prétend, il n’en est que le rival. Au grand faux témoin de l’ « Holocauste » il reproche ses déplacements en limousines officielles et ses très fructueuses conférences. Mais, personnellement, il semble en bonne voie de faire fortune à son tour. Beaucoup de gens, fatigués de la propagande holocaustique, lui ont fait fête et se sont réjouis de voir un juif dénoncer une gigantesque exploitation financière ; de leur côté, un certain nombre de révisionnistes ont jugé utile à leur cause de promouvoir le livre de N.G. Finkelstein.

Les uns et les autres ont maintenant la preuve que notre homme cautionne bien la thèse de l’« Holocauste » et condamne le révisionnisme dans les termes les plus méprisants.

Three notes :

1) Robert Faurisson on 22 March (for 31 March) : “Jews and Zionists are not really afraid of the Jewish denunciations of ‘Shoah Business’ and the ‘Holocaust Industry’ made by the Peter Novicks, Tim Coles or Norman Finkelsteins for it is a matter, paradoxically, of more or less kosher denunciations in which care is taken to show reverence for the ‘Holocaust’ itself. It will be noted, moreover, that if the industrial or commercial exploitation of the real or supposed sufferings of the Jews constitutes a lucrative line of business, criticism of this exploitation has over the last few years become another such line; but, these two lines of business, especially the latter, happen to be strictly reserved to the Jews; they are ‘off limits’, and a Gentile who ventured to imitate N. Finkelstein in his denunciation of the ‘Holocaust’ mafia would immediately be set upon by a pack of watchful henchmen ” (Beirut Conference on Revisionism and Zionism, “The Leaders of the Arab States should Quit their Silence on the Imposture of the ‘Holocaust’ ”).

2) (Thanks to Arthur R. Butz, on 29 November) : “US pressure on Beirut [revisionist] conference : Just for the record, a page 1 story in the Jewish weekly Forward (23 November), entitled ‘Radical Islam, Neo-Nazis Are Seen Sharing Hate Rhetoric’, says regarding the Beirut conference that ‘The Lebanese government called off the event under pressure from American diplomats and the [Los Angeles] Simon Wiesenthal Center’. – I [A.R. Butz] don’t think the State Dept. has thus far been willing to admit it.”

3) (Thanks to Mark Weber, on 10 December) : “[N.G. Finkelstein speaking] I do think that the Arab world only embarrasses itself and no one else when it gives play to people who are frankly crackpots and cranks. The other point is that Israel and its apologists love these conferences. It gives them proof, that the Arabs hate the Jews” (Warren Singh-Bartlett, “Finkelstein brings his touch to Beirut”, The Daily Star (Beirut, Lebanon), 10 December).

PS (15 December) : “Professor Finkelstein is supposed to have said that revisionists are ‘frankly crackpots and cranks’. Why does he say so? – Could he give us one very precise example, taken out of one of my writings and showing that I am frankly a crackpot and a crank? May I insist on the words “very precise”? Thank you! Robert Faurisson” (http://www.dailystar.com.lb/opinion/Reader-F/15_12_01/RFB16.htm).

10 décembre 2001