Saturday, January 20, 2001

Hommage inattendu au révisionnisme

En ce moment se tient à la mairie du XXe arrondissement de Paris une exposition sur «L’Antisémitisme du Moyen-Age à nos jours». Comme on pouvait le craindre de la part de ses détracteurs, le révisionnisme historique s’y trouve réduit à un phénomène antijuif. Il est désigné par le terme aussi barbare qu’inapproprié de «négationnisme» et on lui prête une argumentation ridicule. Pourtant, le visiteur de cette exposition peut au moins y voir certains titres, certaines pages et certains noms de la littérature révisionniste mondiale. Il pourra se faire une vague idée de ce que soutiennent, par exemple, Richard Harwood, Arthur Robert Butz, Bradley Smith et de ce que contiennent The Journal of Historical Review, The Leuchter Report ou le site aaargh. Parvenu au trentième et dernier panneau, il constatera que le révisionnisme n’est plus appelé «négationnisme» et il relèvera qu’un hommage inattendu est rendu, d’une façon assurément involontaire, à certains révisionnistes français. Il lira d’abord:

Dès la fin des années 40, c’est en France qu’apparaissent les premières publications révisionnistes, tentant de nier ou de déformer l’Holocauste: les premiers ouvrages sont signés de Maurice Bardèche et Paul Rassinier. Depuis, le révisionnisme est devenu un phénomène international à forte dominante française, sous l’influence, notamment, de Robert Faurisson.

Puis, sous la reproduction d’un extrait du site aaargh intitulé: «La question de fond: l’inexistence des chambres à gaz», on notera:

Pendant des années, Robert Faurisson est le révisionniste le plus prolifique et le plus influent de France. La majeure partie de ses œuvres sont maintenant diffusées via Internet, car cela rend quasiment impossible toute poursuite. Ce site Web français est situé aux Etats-Unis.

Ce que le visiteur actuel, en revanche, ignorera, c’est que ledit site Web, qui recevait une moyenne de 7.000 visites quotidiennes, n’existe plus depuis le début du mois de décembre 2000. Au même moment était supprimé le site de Radio Islam (Stockholm) qui diffusait une abondante production révisionniste et accueillait, pour sa part, une moyenne de 90.000 visites par jour.

Dans une prochaine exposition sur ce sujet ne conviendra-t-il pas de montrer que les juifs disposent tout de même de moyens particulièrement puissants pour combattre ce qu’ils appellent l’antisémitisme? On voit que, même dans le cyberspace, ils sont capables d’imposer leur volonté.

[Les sites mentionnés ont été rétablis fin janvier 2001. NdlR]