Thursday, May 2, 1996

Une « immense victoire » pour la cause révisionniste


Dans L'Événement du jeudi de cette semaine, paru ce matin, Jean-François Kahn intitule sa chronique : « Comment, avec l'abbé Pierre, on sert la soupe à Le Pen et Faurisson [1]. »


Il estime que les médias font trop de bruit autour des succès de ces deux hommes. On a, dit-il, ainsi ouvert «un véritable boulevard non seulement devant les séides de Le Pen, mais devant ceux de l'ignoble Faurisson». Il ajoute : « Car les faits sont là : la cause révisionniste, sinon négativiste, vient de remporter une immense victoire» avec l'affaire Roger Garaudy-abbé Pierre.


A l'occasion de cette affaire, Joseph Sitruk, grand rabbin de France, avait souhaité l'organisation d'une grande confrontation de spécialistes sur la réalité de l'holocauste. J.-F. Kahn demande : «Faurisson et Le Pen, même dans leurs rêves les plus fous, pouvaient-ils espérer mieux [2] ? »


Il note que Le Figaro a publié une lettre de lecteur où il est dit : « Je sais que la Shoah a été le scandale, l'abomination de l'Histoire, mais que répondre à mon fils s'il me dit que, s'il faut une loi pour y croire, c'est faux ? »


Pour terminer, J.-F. Kahn déplore que le président croate Tudjman vienne de « réitérer des prises de position quasiment “négationnistes”, et cela dans l'indifférence générale ».


Sur les antennes de France-Inter, Ivan Levaï s'est fait largement l'écho, ce matin, de cet article de J.-F. Kahn.


2 mai 1996



[1] J.-F. Kahn, L'Événement du jeudi, 2 mai 1996, p. 12-13.


[2] Henri Roques et moi avons immédiatement fait savoir, chacun de notre côté, que nous désirions participer à cette confrontation. Mais le grand rabbin est vite revenu sur ce souhait ; il dit maintenant qu'il ne faut surtout pas d'une confrontation de spécialistes sur le sujet.