Friday, March 15, 1996

Une nouvelle version juive de l'«Holocauste»


Il y a deux ans et demi, j'annonçais que les juifs seraient un jour contraints d'abandonner progressivement le mensonge des chambres à gaz nazies mais qu'ils le feraient non sans maintenir avec aplomb que l'«Holocauste» reste une vérité inchangée [1].


Ce jour est arrivé le 15 décembre 1995.


Ce jour-là, Michel Korzec, professeur néerlandais d'origine juive polonaise, a publié dans le périodique Intermediair [2] un long article où il déclare qu'on a trop insisté sur l'importance des chambres à gaz et sur le nombre des gazés. Il ajoute, au prix d'une contorsion dialectique digne de la Cabale, que les Allemands, et non les juifs, sont responsables de cette erreur.


Il estime que sur les cinq [et non les six] millions de juifs victimes de l’«Holocauste», seuls «peut-être sept cent mille à huit cent mille [et non des millions] ont été gazés». Il ne nous dit pas comment il est parvenu à cette estimation, qui est d'autant plus surprenante de sa part qu'il avoue ne pas savoir combien de juifs ont péri dans des «camps d'extermination comme Treblinka et Sobibor », ni même à Auschwitz ou à Birkenau.


Sa théorie est qu'il existe un «mythe de l'efficace meurtre de masse» selon lequel un petit nombre d'Allemands auraient conçu et fait fonctionner un petit nombre d'abattoirs chimiques liquidant (grâce à une technique moderne) des foules de juifs alors qu'en réalité, pour lui, le «meurtre de masse» s'est produit en un grand nombre de lieux situés en Europe de l'Est (grâce à «des moyens primitifs» comme les exécutions, les coups, les pendaisons, la famine provoquée), ce qui implique qu'ont pris part au meurtre un nombre très important d'Allemands.


M. Korzec, qui n'en est pas à une impudence près, insinue que, si la justice allemande punit ce qu'elle appelle «le mensonge d'Auschwitz», c'est peut-être pour accréditer la version la plus favorable aux Allemands : à savoir que seul un petit nombre d'Allemands ont été impliqués dans le «meurtre de masse» des juifs.


Le Belge Siegfried Verbeke, qui publie des ouvrages et un périodique révisionnistes, fait montre d'un courage et d'une activité exceptionnels. Dans une récente livraison de son périodique [3], il a reproduit l'intégralité de l'article de M. Korzec. Il présente cet article comme un document significatif ; un universitaire juif, tout en critiquant les révisionnistes, y reconnaît la valeur de leurs arguments et demande qu'on ne fasse plus tomber le révisionnisme sous le coup de la loi. S. Verbeke pense également que l'universitaire néerlandais entame ainsi une discussion sur un sujet qui est tabou aux Pays-Bas.


Le Suisse Jürgen Graf, auteur d'ouvrages révisionnistes en allemand et en français, déploie dans son domaine le même courage et la même activité que S. Verbeke [4]. C'est à lui que je dois la traduction de l'article de M. Korzec. Il se demande si l'article néerlandais constitue un cas isolé ou s'il est un ballon d'essai pour tester les réactions à une nouvelle version de l’« Holocauste». Il penche pour la seconde hypothèse parce qu'il ne croit pas qu'aux Pays-Bas un professeur juif peut se permettre une telle audace sans avoir consulté les hautes autorités juives de son pays.


Pour moi, je vois dans l'article de M. Korzec une initiative personnelle qui s'inscrit dans un processus inévitable de révision, par les juifs eux-mêmes, de l'histoire de l'«Holocauste». Les juifs avaient déjà abandonné le mythe du savon juif en osant affirmer qu'il s'agissait d'un mensonge allemand et ils avaient aussi renoncé au mythe des quatre millions de morts d'Auschwitz en osant prétendre qu'il s'agissait d'un mensonge polonais. Il me semble donc normal qu'un juif vienne aujourd'hui insinuer que le mythe des chambres à gaz comme instrument principal de l’«Holocauste» est un mensonge qui sert l'intérêt des Allemands.


Je rappelle qu'il y a quelques années déjà deux juifs français envisageaient l'hypothèse selon laquelle les Allemands, en créant le mensonge des chambres à gaz, avaient tout simplement mis au point «une bombe à retardement» contre les juifs [5].


15 mars 1996


[Publié dans Rivarol, 15 mars 1996, p. 2]



Notes


[1] R. Faurisson, «Les juifs pourraient renoncer au mythe de la chambre à gaz nazie », 22 septembre 1993, reproduit dans le volume IV des Ecrits révisionnistes (1974-1998) à la page 1542.


[2] M. Korzec, «De mythe van de efficiënte massamoord», Intermediair, (Amsterdam), 15 décembre 1995.


[3] Siegfried Verbeke est le responsable de la Revisionistische Bibliotheek et de la VHO Nieuwsbrief (lettre d'information de la libre recherche historique), Postbus 60, B-2600 Berchem 2, Belgique.


[4] Jürgen Graf est notamment l'auteur de Der Holocaust auf dem Prüfstand (1992), Der Holocaust Schwindel (1993), L'Holocauste au scanner (1993) (livre interdit de circulation en France par arrêté ministériel du 19 décembre 1994), Auschwitz, Tätergeständnisse und Augenzeugen des Holocaust (1994), Todesursache Zeitgeschichtsforschung (1995).


[5] Lettre d’Ida Zajdel et Marc Ascione publiée dans le périodique Article 31, janvier-février 1987, p. 22.