Monday, March 30, 1992

Les chambres à gaz en voie de disparition ?


Au centre Rachi, à la vidéothèque de Paris et sur FR3 vient d’être projeté Premier convoi, un documentaire de Pierre-Oscar Lévy, Suzette Bloch et Jacky Assoun. Ce documentaire sera diffusé dans les lycées et collèges de France par l’intermédiaire du Centre national de documentation pédagogique. Il retrace l’histoire du premier convoi de juifs qui soit parti de France pour Auschwitz, le 27 mars 1942.

Douze survivants racontent leur expérience. 

Le récit tranche sur les innombrables documentaires consacrés à la souffrance des juifs ; il est relativement sobre et, par conséquent, d’autant plus poignant. 

Si l’on fait abstraction de quelques propos qui relèvent des thèmes de la « propagande de guerre à base de récits d’atrocités » et de quelques clichés ou stéréotypes, on a, pour une fois, l’impression de revivre l’affreuse expérience de ces juifs débarquant à Birkenau à la pire époque du camp, c’est-à-dire au moment où, dans une zone de marécages, commencent à s’édifier les baraquements. Tous les concentrationnaires savent que rien n’était pire que les travaux d’assainissement, de terrassement et de construction d’un camp de travail ou de concentration. Du jour au lendemain, le citadin arraché à la vie civile se voyait contraint de vivre l’expérience du forçat. Il n’était pas soumis à la loi allemande ou militaire mais à celle du bagne et des « chaouchs ». Les privilégiés – des Russes ou des Polonais – se montraient impitoyables. La faim, la fièvre des marais, le typhus, la fièvre typhoïde, les coups incessants, les appels interminables, le vol, la promiscuité venaient rapidement – parfois en quelques jours – à bout des faibles ou des moins débrouillards. Il faut saluer comme une réussite exceptionnelle l’assemblage, habile et point trop tendancieux, de ces fragments de récits et d’anecdotes qui permettent de comprendre ce que veulent dire ces simples et pauvres mots : « J’ai eu faim. J’ai eu soif. J’ai voulu mourir ». 

La magique chambre à gaz est plusieurs fois nommée ; toutefois, sa présence est incroyablement discrète. 

L’un des juifs dira qu’à leur arrivée, le 30 mars 1942 au petit matin, il n’existait pas encore de chambre à gaz, affirmation qui constitue un progrès sur la thèse habituelle selon laquelle fonctionnaient à l’époque la chambre à gaz du Krema-I (que visitent aujourd’hui tant de touristes) et les chambres à gaz du Bunker-1 et du Bunker-2. Dans son Mémorial, Klarsfeld, lui, veut bien admettre qu’aucun juif de ce convoi n’a été gazé. Dans la suite du documentaire, on relèvera bien le bref témoignage de celui qui prétend avoir observé de loin des juifs qui se pressaient autour du Krema-III de Birkenau en l’attente du gazage ; il percevait les cris des victimes ! Ce qu’il ne nous dit pas, c’est qu’il avait vue sur le terrain de football (Sportplatz) qui flanquait le jardin du Krema-III, un jardin aux allées bien dessinées et que manifestementaucune foule n’a jamais piétinées, ainsi qu’en font foi les photographies aériennes prises par les Alliés pendant la guerre et publiées en 1979. 

Pas un instant la caméra ne nous montre la « chambre à gaz » du Krema-I (à Auschwitz même), ni les ruines des autres « chambres à gaz » (sauf, de très loin, les ruines du Krema-III), ni la maquette que les visiteurs du camp peuvent contempler au Bloc 4 (le Bloc de l’extermination) ; les Polonais ont construit cette grande maquette avec une ingénuité communiste ; cherchant à donner une idée du processus de gazage dans les Kremas-II et III de Birkenau, ils sont involontairement parvenus à montrer les impossibilités physiques de ces prétendus abattoirs chimiques. Manifestement, les auteurs du documentaire, des juifs français, avertis de ce qu’est le révisionnisme historique, ont senti que mieux valait faire l’impasse sur le sujet de la chambre à gaz. Imaginons que leur caméra se fût attardée sur ce qu’aujourd’hui encore on présente à Auschwitz ou à Birkenau comme une chambre à gaz « à l’état d’origine » ou « en état de reconstitution », ou encore « à l’état de ruines » ; il est probable que les lycées et les collégiens français auraient demandé un « arrêt sur image » pour examiner l’objet du litige ; ils se seraient alors aperçus qu’on se moquait d’eux. Le risque était trop grand de provoquer le scepticisme. C’est donc à la prudence plus qu’à l’honnêteté qu’il convient probablement d’attribuer une telle discrétion sur un sujet brûlant.

On peut relever bien d’autres silences sur certaines réalités d’Auschwitz et de Birkenau, des réalités qui prouvent que ces camps n’étaient pas des « camps d’extermination » malgré les ravages exercés par les épidémies de typhus et, en particulier, celle de 1942 qui, comme a bien voulu le rappeler l’un des douze témoins, a fait des victimes parmi les SS eux-mêmes (le médecin-chef du camp est mort du typhus). On peut également déplorer certaines habiletés comme celle qui consiste à donner une allure sinistre à des bâtiments surmontés de cheminées, sans préciser qu’il s’agit de l’impressionnant ensemble des cuisines situées à l’entrée du camp d’Auschwitz.

Mais, tout bien considéré, ce documentaire a le mérite d’une relative honnêteté.

Encore un effort et on s’apercevra que, somme toute, le meilleur reportage ou le meilleur documentaire écrit que nous possédions sur les camps de concentration allemands de la dernière guerre était Le Mensonge d’Ulysse de Paul Rassinier.


N.B. : Olivier Duhamel a récemment repris à la télévision la calomnie selon laquelle les autorités de Vichy avaient outrepassé les vœux de l’occupant et exigé l’envoi des enfants juifs en déportation et donc à la mort. Rappelons d’abord que de nombreux enfants juifs ont survécu à la déportation (voyez le film tourné à la libération d’Auschwitz). Précisons ensuite que, si Pierre Laval ainsi que les autorités religieuses ont insisté auprès des Allemands pour qu’en plus des personnes aptes au travail les convois emportent un certain quota d’enfants, c’était afin d’éviter la dislocation des familles. Dans sa solennelle protestation du 26 août 1942, Mgr Théas s’élève contre cette dislocation. Il est arrivé qu’on laisse aux juifs le choix de décider par un vote du sort des enfants : ou les emmener avec eux vers « Pitchipoï » (le pays de légende des récits enfantins) ou les laisser en France à des organisations charitables. Les convois n’ont, par ailleurs, pas manqué de volontaires, appelés « optants ». Ce fut le cas pour les trente infirmiers qui accompagnèrent les déportés du premier convoi qui, par exception, était constitué de wagons de troisième classe. Les juifs de Drancy collaboraient avec les Allemands dans la constitution des listes [1].

30 mars 1992

[1] Voy. Maurice Rajsfus, Drancy. Un camp de concentration très ordinaire, 1941-1944, Levallois-Perret, Manya, 1991, p. 184.

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[Publié dans Rivarol, 10 avril 1992, p. 9.]

Wednesday, March 25, 1992

Mon séjour à Stockholm (17-21 mars 1992)


Le 17 mars je me suis rendu à Stockholm à l'invitation de mon ami Ahmed Rami, responsable, dans cette ville, de Radio Islam.
Je remercie les autorités suédoises d'avoir résisté aux pressions des juifs et d'avoir permis que je séjourne à Stockholm.
En revanche, la presse suédoise a communié dans l'abjection. Rarement ai-je constaté de la part de journalistes une telle ignorance du sujet que je venais traiter (le révisionnisme historique), une telle déformation de la vérité des faits et une telle aptitude à l'insulte, à l'outrage et à la diffamation. Le quotidien Expressen a dépassé tous les journaux dans ce concours d'ignominie.
Il n'est pas surprenant qu'au soir de mon arrivée, Ahmed Rami, deux jeunes Suédois et moi-même ayons failli être lynchés par un groupe de jeunes gens armés de bâtons, de couteaux et de bombes lacrymogènes et emmenés par des responsables d'un club d'étudiants juifs. J'ai ainsi vécu ma huitième agression en douze ans. Toutes les agressions antérieures avaient eu lieu en France. Je me suis beaucoup déplacé à l'étranger mais je n'y avais jamais été attaqué. C'est donc, je le répète, à Stockholm que j'ai, pour la première fois, subi à l'étranger une agression de cette sorte.
La communauté juive suédoise encourt une grave responsabilité dans les pressions, les mensonges, les outrages et les violences physiques dont j'ai été la victime lors de mon bref séjour à Stockholm. C'est elle, en particulier, qui a obtenu par la menace l'annulation de toutes les conférences qu'Ahmed Rami avait organisées pour m'y donner la parole.
Néanmoins, ce séjour a constitué un éclatant succès pour le révisionnisme historique : les médias ont dû battre en retraite, j'ai pu longuement m'exprimer sur les ondes de Radio Islam et il se pourrait que le mensonge des prétendues chambres à gaz nazies et du prétendu génocide des juifs ait, en fin de compte, recu dans la capitale suédoise un coup décisif.
Dès mon arrivée, j'avais lancé aux médias suédois un défi à relever dans les 24 heures. 
Je leur avais dit que, puisqu'ils croyaient à l'existence des chambres à gaz nazies comme aux Pyramides d'Egypte, ils n'avaient qu'à montrer le lendemain, soit dans les journaux, soit à la télévision, la photographie ou le dessin d'une seule de ces chambres à gaz. Dans un texte de trois pages, je leur rappelais qu'en trente années de recherches j'avais, en vain, cherché une telle chambre à gaz. Je n'en avais découvert ni à Auschwitz, ni dans un autre camp, ni dans un document, ni dans un livre. D'ailleurs, quand on sait ce qu'est le Zyklon B (puissant insecticide, à base d'acide cyanhydrique, inventé en 1922 et encore en usage aujourd'hui pour la désinfection) et quand on se rappelle comment fonctionne une chambre à gaz américaine pour exécuter un seul condamné à mort grâce au même acide cyanhydrique, on s'apercoit très vite que la prétendue « chambre à gaz nazie à Zyklon B » est impossible à concevoir. Elle n'a pas plus de réalité que les soucoupes volantes. Elle est l'équivalent d'un cercle carré ou d'un carré circulaire. 
Effectivement, les médias n'ont pas pu relever mon défi. Certains ont recouru, sans conviction, à des subterfuges que j'avais, par avance, dénoncés dans mon texte de trois pages.
Je pense que beaucoup de journalistes ont été suffoqués de découvrir que, jusque-là, ils avaient cru à l'existence d'une arme prodigieuse dont ils ne s'étaient représenté ni la forme ni le fonctionnement.
Pendant deux nuits, j'ai pu m'exprimer librement à Radio Islam. Je crois pouvoir dire que j'ai été en mesure de répondre à toutes les questions des auditeurs sans en esquiver aucune.
Le dernier jour, avant de prendre l'avion de retour, j'ai pu enregistrer une vidéo ayant pour sujet le révisionnisme historique.
Je nourrissais déjà une grande estime pour Ahmed Rami. Mon séjour, chez lui, à Stockholm, n'a fait qu'accroître cette estime : j'ai vu de près comment il vit, comment il lutte et de quel prestige il jouit dans son pays auprès des Suédois, auprès des musulmans, auprès de tous. Je le remercie, le félicite et lui redis toute ma considération.
25 mars 1992

Thursday, March 12, 1992

Lettre à M. le directeur responsable de "La Montagne"


Objet : Votre article de ce jour (p. 10) :
« Wallenberg : l’aveu du KGB »

Monsieur le directeur, 

L’article cité en référence reprend la thèse selon laquelle R. Wallenberg aurait sauvé des milliers de juifs hongrois contre le gré des Allemands. Et vous parlez des juifs hongrois « promis à l’extermination ». Cette thèse est démentie par les faits. Les juifs hongrois déportés à Auschwitz ou ailleurs n’étaient pas « promis à l’extermination » et n’ont pas été exterminés. Beaucoup sont morts mais beaucoup ont survécu, dont Élie Wiesel, originaire de Sighet. 

C’est avec le plein accord des autorités allemandes et hongroises, y compris l’accord des Croix fléchées, que des milliers de passeports ont été délivrés par Wallenberg. Ces passeports, familièrement appelés, comme vous le dites, « passeports Wallenberg », avaient une dénomination officielle allemande : Schutz-Pass (passeport de protection) ; le texte en était rédigé d’abord en allemand, puis en hongrois. C’est encore avec l’autorisation des Allemands et des Hongrois qu’en plein Budapest, en 1944, trente et un hôtels ont hébergé quinze mille juifs ; six cents employés juifs s’occupaient de l’administration et de la gestion de ces hôtels. Les Allemands ont, avant et pendant la guerre, noué toutes sortes de contacts avec les autorités alliées ou neutres pour essayer d’obtenir le plus grand nombre possible d’émigrations juives (affaire Brand, etc.). Il y a eu, partout en Europe, une collaboration ou une coopération actives entre les nationaux-socialistes et des organisations juives, notamment sionistes. C’est précisément cette collaboration ou cette coopération qui a fait que les Soviétiques ont voulu « interroger » Wallenberg. Et l’expérience de ce dernier prouve qu’il valait mieux avoir affaire à la « peste » nationale-socialiste qu’au « choléra » bolchevique ou bolcheviste. 


A l’heure où les acquis du révisionnisme historique s’imposent partout, même aux journalistes qui ont observé sur ce point la politique du silence, il serait bon que La Montagne mette sa propre pendule à l’heure.

Le mythe des gazages a commencé le 22 mars 1916 avec un article du Daily Telegraph sur le gazage des Serbes par les Allemands, les Autrichiens et les Bulgares. Il est mort le 2 juillet 1982 avec l’étonnante conférence de presse de Raymond Aron et François Furet à la suite du « colloque de la Sorbonne » qui devait river son clou au révisionnisme (29 juin-2 juillet 1982) : pas un traître mot sur le gazage des juifs !

Dans dix jours, nous fêterons le soixante-seizième anniversaire de la naissance du mythe et, dans moins de quatre mois, le dixième anniversaire de sa mort. 


Depuis près de dix ans, les journalistes ont caché la bonne nouvelle de la mort de ce mythe abject.

12 mars 1992

Lettre à Jacques Lesourne et Hector Bianciotti


Objet : Les mensonges du Monde (14 février 1992, p. 25)

Messieurs, 

J’éprouve quelque mal à suivre la cadence du journal Le Monde. Si tel est votre bon plaisir, mentez sur le prétendu génocide des juifs et les prétendus gazages mais, je vous en conjure, ralentissez la cadence. 

Dans le compte rendu du livre de Viviane Forrester (Louis Dreyfus), signé Hector Bianciotti, voici que les juifs sont « gazés dans le train même ».

On nous bloquait dans les « chambres à gaz », on nous promenait dans les « camions à gaz », et voici qu’en 1992 on nous refait le coup des gazages en wagons. 

On attend toujours une description, un dessin, un croquis, un rien.

Le 22 mars 1992, nous fêterons le 76e anniversaire de la mise sur le marché journalistique des gazages imaginaires (Daily Telegraph du 22 mars 1916 sur les Serbes gazés par les Allemands, les Autrichiens et les Bulgares). Le 2 juillet 1992, nous fêterons le dixième anniversaire du décès du mythe des gazages nazis (conférence de presse Raymond Aron-François Furet à la suite du « colloque de la Sorbonne »).

Le Monde, alias L’Oblique, est parfait. Bien à vous.

12 mars 1992