Wednesday, December 31, 1986

Introduction à la réédition, en brochure, de l’interview à "Storia Illustrata"

La seconde guerre mondiale a suscité tant d’horreurs, de souffrances et de passions qu’il est encore difficile de nos jours d’en traiter avec sérénité. 

Mais ne devons-nous pas appliquer les méthodes de routine de la critique historique à tous les aspects de cette guerre, même et surtout à l’examen des problèmes les plus controversés ?

Le problème historique que les auteurs révisionnistes (Paul Rassinier, Arthur R. Butz, Wilhelm Stäglich,...) ont spécialement étudié est le suivant : s’il est incontestable que Hitler a traité les juifs en ennemis déclarés et qu’il a mis nombre d’entre eux en camps de concentration, Hitler a-t-il vraiment exterminé ou voulu exterminer les juifs européens ?

Ma réponse, comme celle de ces auteurs révisionnistes dont le nombre s’accroît à travers le monde, est que la prétendue politique d’extermination des juifs et l’emploi, à cet effet, de chambres à gaz homicides à Auschwitz ou ailleurs sont de ces aberrations qu’engendre toute guerre et qu’entretient toute propagande de guerre. Aussi longtemps qu’on croira à ces aberrations, on ne saura pas voir que le vrai crime, c’est la guerre elle-même avec son cortège d’horreurs vraies : horreurs volontaires comme le terrorisme sous toutes ses formes, horreurs involontaires comme les épidémies de typhus qui ont ravage les camps. Ceux qui croient sincèrement aux atrocités de fiction forgées sur le compte de l’Allemagne – essentiellement à partir de photos de typhiques morts ou moribonds – ne sont évidemment pas des menteurs mais les victimes d’une erreur historique.

Les révisionnistes usent de documents et d’arguments. Ceux qui ne sont pas d’accord avec les révisionnistes doivent répondre par des documents et des arguments. La répression et la censure sont des crimes contre l’esprit.

31 décembre 1986

Monday, December 22, 1986

Préface à une traduction en arabe du mémoire de Marie-Paule Mémy et de mon "Mémoire en défense"


La seconde guerre mondiale a suscité tant d’horreurs, de souffrances et de passions qu’il est encore difficile de nos jours d’en traiter avec sérénité. 

Mais nous devons, néanmoins, appliquer les méthodes de routine de la critique historique à tous les aspects de cette guerre, même et surtout à l’examen des problèmes les plus controversés.

Le problème historique que les auteurs révisionnistes (en France, Paul Rassinier ; aux États-Unis, Arthur Robert Butz ; en Allemagne, Wilhelm Stäglich ; en Italie, Carlo Mattogno...) ont spécialement étudié est le suivant :

– il est incontestable que Hitler a traité les juifs en ennemis déclarés ; 
– il est incontestable qu’il a mis un certain nombre d’entre eux en camps de concentration ;
– mais Hitler a-t-il vraiment exterminé ou voulu exterminer les juifs européens ? 

Ma réponse à cette question est identique à celle de tous ces auteurs révisionnistes dont le nombre s’accroît à travers le monde malgré la politique de silence ou de répression qui est menée contre eux depuis tant d’années. Notre réponse est la suivante :

La prétendue politique d’extermination des juifs et l’emploi à cet effet de prétendues chambres à gaz homicides à Auschwitz ou ailleurs sont de ces aberrations qu’engendre toute guerre et qu’entretient toute propagande de guerre.

Nous pensons que cette propagande est nocive. A Auschwitz, on n’a gazé que les poux. 

En effet, aussi longtemps qu’on croira à ces aberrations, on ne saura pas voir que le vrai crime, c’est la guerre elle-même avec son cortège d’horreurs vraies : des horreurs volontaires comme le terrorisme sous toutes ses formes ou bien des horreurs involontaires comme les épidémies de typhus ou de fièvre typhoïde qui ont ravagé les camps de concentration.

Beaucoup de gens croient sincèrement aux atrocités de fiction qui ont été forgées sur le compte de l’Allemagne. Ils s’imaginent que les monceaux de cadavres qu’on leur a si souvent montrés sont la preuve que les Allemands ont tué systématiquement des déportés. En réalité, il s’agit là de déportés morts principalement d’épidémies diverses et de sous-alimentation dans les conditions effroyables des dernières semaines de la guerre. Dans une Allemagne d’apocalypse, ruinée par la guerre, exsangue, au bord de la famine, écrasée sous un tapis de bombes, où ravitaillement, médicaments, transports divers ne parvenaient plus à destination, il est évident que les déportés, transférés de camp en camp devant l’avance des vainqueurs de l’Est et de l’Ouest, ont vécu un calvaire. C’est le résultat de ce calvaire que les Alliés ont filmé et montré au monde entier. Ils ont par là excusé leurs propres abominations ou ils les ont même cachées.

Beaucoup de ces gens ont vu des fours crématoires dans ces camps libérés. Ces fours servaient à brûler des cadavres. 

Beaucoup de gens ont vu des chambres à gaz de désinfection dans ces mêmes camps. Ces chambres à gaz servaient à la désinfection des vêtements.

Ces fours et ces chambres répondaient à un souci d’hygiène.

Il est significatif que, sous l’effet d’une certaine propagande, beaucoup de gens aient fini par croire que ces chambres et ces fours auraient été conçus pour un but exactement contraire : pour anéantir la vie ! 

Beaucoup de gens racontent qu’ils ont visité, dans certains camps, des chambres à gaz homicides. En réalité, ce qu’ils ont vu, ce sont des pièces inoffensives (des salles de douche, des chambres froides...) que des responsables de musées (à Auschwitz, au Struthof, à Mauthausen, à Majdanek...) présentent fallacieusement comme des pièces où les Allemands auraient gazé d’innocentes victimes.

Les visiteurs de ces musées devraient ouvrir les yeux. Les lecteurs de livres ou de documents sur la déportation devraient se réveiller de cette léthargie où on cherche à les maintenir. J’ai personnellement cru à ces mythes. Je ne traite donc pas de menteurs les gens qui continuent d’y croire. Je les considère plutôt comme les victimes d’un mensonge historique : celui du « génocide », de l’ « holocauste » ou de la « shoah ».

Ce mensonge est exclusivement d’origine juive. Il est né dans certains milieux juifs de Slovaquie et de Pologne, pendant la guerre. Il a transité, par l’intermédiaire de milieux juifs établis en Suisse, vers la Grande-Bretagne et les États-Unis. Les milieux juifs américains ont procédé à son lancement officiel avec, en novembre 1944, la publication d’un rapport mensonger du War Refugee Board sur Auschwitz. Ce rapport, émanant de la Maison Blanche, a servi de support à un énorme édifice de mensonges que, par la suite, tous les Alliés, y compris les Soviétiques, ont contribué à édifier sur le compte de l’Allemagne vaincue. Le « procès de Nuremberg » vient en quelque sorte de là. Les Alliés ont pu disposer souverainement de l’Allemagne, laquelle a été amputée d’un tiers de son territoire, coupée en deux parties et occupée par quatre puissances victorieuses. Au « procès de Nuremberg », on a affirmé sans apporter le moindre commencement de preuve, que le nombre des victimes juives s’élevait à six millions. Devant une pareille hécatombe, qui aurait été effectivement tout à fait exceptionnelle dans l’histoire, on a estimé que les juifs avaient droit à une réparation tout à fait exceptionnelle, elle aussi, dans l’histoire : en conséquence, on leur a donné un territoire qui appartenait à un autre peuple. C’est ainsi qu’a été créé en 1948 l’État d’Israël. L’année suivante, Nahum Goldman, président du Congrès juif mondial, et Ben Gourion, chef du gouvernement israélien, ont exigé du chancelier Adenauer, chef du gouvernement allemand, de colossales réparations financières dont ils ont obtenu le principe par le « traité du Luxembourg » en 1952. Depuis cette date, le contribuable allemand, quel que soit son âge et même s’il est né longtemps après la guerre, verse à l’état d’Israël des sommes dont Nahum Goldmann lui-même a admis qu’elles étaient « astronomiques ». Ces réparations continueront d’être versées au-delà de l’an 2000.

Parfois on prête aux révisionnistes l’idée suivante : « Les juifs ont inventé ce mensonge du génocide, des chambres à gaz et des six millions pour extorquer de l’argent à l’Allemagne. » Les révisionnistes ne disent pas cela. Ils disent : « Des juifs ont inventé ce mensonge pendant la guerre. Il est normal, en temps de guerre, de mentir sur le compte de l’ennemi. Plus tard, plusieurs années après le conflit, d’autres juifs ont eu l’idée d’exiger de l’argent de l’Allemagne ; il se peut qu’ils l’aient fait de bonne foi ; il se peut que, se considérant comme les victimes d’un épouvantable massacre systématique, ils se soient dit : l’Allemagne nous doit réparation ». Comme on le voit, il n’y a là ni complot, ni conjuration, mais une sorte d’évolution naturelle des esprits à partir de la croyance en un mythe qu’on s’est soi-même forgé. C’est courant dans l’histoire. Les juifs ont leurs mythes comme toute communauté a les siens. Et tout le monde cherche normalement à tirer profit d’une situation donnée ; mais il arrive qu’à trop vouloir en tirer bénéfice, on se fasse du tort à soi-même. A mon avis, c’est ce qui arrive en ce moment aux juifs. Ils se sont intoxiqués de leur propre religion de l’holocauste et cherchent trop à en intoxiquer le reste du monde. Ils provoquent une réaction de scepticisme et de rejet. Ils sont, d’une certaine manière, responsables du phénomène révisionniste et de son succès croissant. L’arme n° 1 de l’Etat d’Israël, ce n’est pas sa bombe atomique, c’est sa propagande autour du prétendu « holocauste ». Or, cette arme va se révéler de plus en plus fragile. Elle n’est fondée après tout que sur un de ces phénomènes d’illusion collective comme l’Histoire en a déjà connu et qui se maintiennent par des moyens artificiels.

Il se trouve maintenant des juifs pour dénoncer la religion de l’« Holocauste ». Mais ils sont très peu nombreux et ne seront probablement jamais d’une grande efficacité pour un retour au bon sens et à la raison. 

Dès 1933, les milieux juifs internationaux ont lancé une vigoureuse campagne contre Hitler. Ils ont appelé à la croisade contre l’Allemagne. Ils ont salué la guerre contre ce pays comme la guerre du Bien contre le Mal. Hitler a traité les juifs européens en ennemis déclarés. Il a mis au travail forcé ceux qui pouvaient travailler. Les autres ont été neutralisés par toutes sortes de mesures comme on en prend contre des « ennemis de l’État ». Certains ont dû végéter dans des camps de concentration ou de transit. Beaucoup de juifs sont morts et beaucoup de juifs ont survécu. Il n’y a pas eu d’ordre d’extermination des juifs et, dans les faits, il n’y a pas eu d’extermination. Bien entendu, comme dans toute guerre, il a pu se produire des massacres dont juifs et non-juifs ont été les victimes. Bref ce que les juifs ont vécu de 1939 à 1945 a été atrocement banal.

Aujourd’hui, il est facile de constater que les juifs sont loin d’avoir disparu. Même quarante ans après la guerre, les « survivants » juifs des camps et, en particulier, d’Auschwitz, font beaucoup parler d’eux. Chaque juif survivant est la vivante preuve qu’il n’y a pas eu d’extermination des juifs par Hitler. Assurément, chacun d’entre eux a tendance à se présenter comme une exception et nous dit que c’est « par miracle » qu’il a personnellement échappé à un gigantesque massacre. Mais, quand les exceptions et les miracles se multiplient à ce point, on se trouve plutôt devant un phénomène naturel. Dans leur vaste majorité, ces « survivants » ont connu successivement plusieurs camps de concentration ; beaucoup y ont été des enfants, non astreints au travail ; ils étaient en quelque sorte des « bouches inutiles » ; les Allemands, selon la logique qu’on leur prête, auraient dû exterminer ces gens. Ils ne l’ont pas fait tout simplement parce qu’il n’y avait pas d’ordre en ce sens. Des juifs comme Simon Wiesenthal voudraient nous faire croire que Hitler les a placés successivement dans toute une série de camps pour les y tuer mais que, « par miracle », Hitler aurait à chaque fois oublié de les tuer. Là encore, on devrait se rendre compte d’une évidence : les camps où Hitler faisait mettre les juifs n’étaient pas des camps d’extermination, puisque tant de juifs en sont revenus.

Les responsables israéliens sont particulièrement anxieux, non pas devant le terrorisme, non pas devant les moyens militaires des pays arabes ou musulmans, mais devant les progrès du révisionnisme historique. Begin et Navon l’ont dit. Un sioniste a, pour ainsi dire, résumé leur pensée quand il a écrit : « Were the Holocaust shown to be a hoax, the number one weapon in Israel’s propaganda armoury disappears [1]. »

22 décembre 1986



[1] Dr W. D. Rubinstein, School of Social Sciences, Deakin University, Australie, dans Nation Review, 21 juin 1979, p. 639, « Si l’Holocauste apparaissait comme une imposture, l’arme n° 1 de l’arsenal de la propagande d’Israël disparaîtrait. »

Monday, December 1, 1986

Illustrations pour "Le mythe d’Auschwitz, étude critique" de Wilhelm Stäglich

Le présent texte figure dans les Ecrits révisionnistes (1974-1998), p. 630-650, mais malheureusement sans les images qu'il commente.

[Note du Blog du 24 novembre 2018 :
Le livre du berlinois Wilhelm Stäglich (11 novembre 1916 - 5 avril 2006), achevé de rédaction fin 1978, se compose de quatre chapitres et d’un appendice précédant quelques illustrations et plans dessinés, formant un ouvrage de 467 p. in-8° publié par Grabert (Tübingen). Le titre complet est Der Auschwitz-Mythos. Legende oder Wirklichkeit? Eine kritische Bestandsaufnahme (Le mythe d’Auschwitz : Légende ou réalité ? Un inventaire critique).
L’intention du livre est marquée dans l’intitulé du premier chapitre consacré à l’histoire des trois camps d’Auschwitz* jusqu’au procès d’après-guerre, à savoir que le mythe bâti autour d’eux constitue un danger pour la force du peuple allemand (Volkskraft). Suivent dans le second chapitre quinze pages de reproduction de documents administratifs de l’époque du IIIe Reich qui définissent plusieurs aspects de la politique allemande dont il sera question dans l’étude, suivies de l’exposition des vues des responsables de cette politique.
La troisième partie est consacrée à la description détaillée de la formation de la légende qu’annonce le titre, terminant avec les écrits laissés par le commandant Rudolf Höss à Cracovie, avec référence au jugement de l’ancien résistant (et déporté) français Paul Rassinier les déclarant faux.
La quatrième partie du livre porte sur le procès d’Auschwitz tenu à Francfort-sur-le-Main (1976), en particulier sur la crédibilité des témoins, la défense etc. On notera une correspondance avec le professeur Martin Broszat, de l’Institut d’histoire contemporaine de Munich, datant de 1975.
Wilhelm Stäglich était, de son état, juge financier à Hambourg et, jeune homme, proche témoin pendant la guerre de la vie dans le complexe d’Auschwitz car, étant affecté, comme officier, à la défense antiaérienne régionale, il le visitait régulièrement pour y recueillir des rapports sur les survols aériens ennemis. Ce fut l’étonnement d’apprendre, après-guerre, que ce lieu d’activité industrielle bien connu de lui aurait été ce que les accusateurs de l’Allemagne prétendent être qui le décida à enquêter plus avant.
Mais l'étude ne se limite pas à l'aspect technique, et l’auteur (qui non seulement perdra, à cause de ses recherches, sa situation et son titre de docteur, mais aussi se verra mesquinement réduire sa pension) publie notamment des déclarations anti-allemandes faites par des personnages hostiles à son pays, citations utiles à connaître. Comme l’affirmation en janvier 1934 du chef sioniste Wladimir Jabotinsky s’exprimant dans le journal juif Tascha Retsch :
Nos intérêts juifs exigent l’anéantissement définitif de l’Allemagne (die endgültige Vernichtung Deutschlands) ; le peuple allemand, globalement et en particulier, est un danger pour nous, c’est pour cela qu’il est impossible de permettre que l'Allemagne devienne puissante sous le gouvernement présent.

L’œuvre de notre compatriote Rassinier sert de référence à ce courageux juge allemand, qui a vu son livre saisi et détruit par jugement du tribunal de Stuttgart du 1er juillet 1982, décision qui en effet annonça une longue période de Terreur, cette repression policière et autre que doit craindre encore tout Allemand qui ose dénoncer la fraude éhontée servant, avant tout, les intérêts de ceux qu’un philosophe comme Schopenhauer a qualifiés de « plus grands maîtres du mensonge ».
Pourtant ce livre-phare existe en traduction française depuis 1986, et l’édition de chez Akribeia (2008, 456 p.), contenant les photos ici étudiées par feu le Professeur Faurisson, est encore disponible au prix de 30 €. – (site : www.akribeia.fr)
_______________
* Ville qui donnait son nom à lancien duché silésien cité parmi les titres de lEmpereur d'Autriche. Ainsi la dernière impératrice, Zita, portait le titre de Herzogin von Auschwitz, duchesse d’Auschwitz.]     


 *** 


Commentaire des illustrations contenues dans le livre de Wilhelm Stäglich,
indépendant de celui-ci


Une extermination improbable, 
invraisemblable, impossible, fictive


I. Une extermination improbable 
1. Carte de la région d’Auschwitz. 
2. Plan d’Auschwitz-I 
3. Plan d’Auschwitz-II (Birkenau : centre de l’extermination) 
4. Vue d’Auschwitz-III (Monowitz).

II. Une extermination invraisemblable 
1. Auschwitz-I : une rue du camp à sa libération 
2. Birkenau : femmes et enfants à leur libération 
3. Birkenau : autres personnes à leur libération 
4. Birkenau : vieilles femmes à leur libération 
5. Birkenau : jeunes enfants à leur libération

III. Une extermination impossible 
1. Auschwitz-I : l’impossible chambre à gaz 
2. Auschwitz-I : l’impossible chambre à gaz 
3. Auschwitz-I : l’impossible chambre à gaz. 
4. Birkenau : sur le quai 
5. Birkenau : en chemin
6. Birkenau : entre 2 Kremas 
7. Birkenau : au « vestiaire » (maquette) 
8. Birkenau : dans la « chambre à gaz » (maquette) 
9. Birkenau : ruines de la « chambre à gaz »
10. Birkenau : vu d’avion le 25 août 1944 

IV. Une extermination fictive
1. Birkenau : plan fictif du camp (WRB Report) 
2. Birkenau : plan fictif d’un Krema (WRB Report). 
3.a. A l’appui d’une fiction, un trucage d’historien (S. Klarsfeld) 
3.b. A l’appui d’une fiction, un autre trucage d’historien (S. Friedländer)



I. Une extermination improbable

                                                   1. Carte de la région d’ Auschwitz [voy. p. 499 [1]

Si les Allemands avaient vraiment voulu installer un gigantesque centre d’extermination, il est improbable qu’ils auraient choisi l’emplacement d’Auschwitz, c’est-à-dire une zone peuplée, industrielle, à grandes voies de circulation fluviales et ferroviaires. La ligne de chemin de fer passait exactement entre, d’une part, le camp de base d’Auschwitz-I, situé à mille cinq cents mètres à droite, et le camp auxiliaire d’Auschwitz-II ou Birkenau situé à mille cinq cents mètres à gauche ; or, c’est dans ces deux camps que l’on gazait, paraît-il, chaque jour des milliers de juifs : à Auschwitz-I principalement dans le Krema-I et à Birkenau principalement dans les Kremas-II, III, IV et V. Il paraît aussi que les cheminées des Kremas de Birkenau rejetaient jour et nuit de formidables langues de flammes et des tourbillons de fumée noire visibles à des kilomètres à la ronde. 

Si, au contraire, les Allemands et en particulier Himmler, avaient en réalité voulu développer un gigantesque centre industriel indispensable à la machine de guerre allemande, il est compréhensible qu’ils aient choisi cet emplacement de Haute-Silésie pour y exploiter, comme ils l’ont fait, un énorme ensemble de mines, de fonderies, d’usines (en particulier d’essence synthétique, de caoutchouc synthétique, d’armement, d’électricité) ainsi qu’un ensemble important d’exploitations agricoles et de centres de recherches. Les camps de concentration, tout proches, fournissaient ainsi une partie de la main-d’œuvre nécessaire. Les commandos de travail quittaient leurs camps le matin et les réintégraient le soir ; ils travaillaient aux côtés de civils allemands ou polonais, de prisonniers de guerre, de requis du Service du travail obligatoire. D’autres internés travaillaient dans l’enceinte des camps. Certains y purgeaient une peine provisoire. Beaucoup d’internés de Birkenau étaient soit en transit, soit en quarantaine, soit groupés par familles, soit hospitalisés. Beaucoup mouraient du fait des conditions d’hygiène ou de nourriture et surtout du fait de terribles épidémies de typhus, de fièvre typhoïde, de dysenterie et de malaria. Birkenau, en particulier, avait été aménagé dans une zone insalubre pleine de mares et d’étangs. Les travaux de drainage à eux seuls avaient coûté bien des vies. Il faut ajouter à cela les conditions ordinaires à tous les bagnes avec les disparités de situations personnelles ; le personnel d’encadrement, choisi parmi les internés eux-mêmes, était en général impitoyable. Les déportés avaient beaucoup moins de contacts avec les gardiens SS qu’avec les « capos ».


2. Plan du camp de base d’Auschwitz (appelé aussi Auschwitz-Zasole ou Auschwitz-I 
ou Stammlager ou Stalag) [voy. p. 500]

Le nom polonais d’Auschwitz est Oswiecim. Nous reproduisons ce plan de masse tel qu’il apparaît dans le guide officiel (communiste) du musée national à Oswiecim, sans y apporter de corrections dans les légendes. Le nord est en haut en direction de la ville d’Oswiecim. C’est dans la banlieue même d’Auschwitz que le camp a été créé en 1940. On nous dit que le premier gazage a été expérimenté – en l’absence et dans l’ignorance du commandant Rudolf Höss ! – dans les caves du bloc 11, en septembre 1941. Ce bloc était celui des interrogatoires criminels et de la prison du camp. Puis, de l’automne 1941 et jusqu’en août 1943, les gazages auraient été systématiques dans le Krema-I (h), par fournées de huit cents victimes la plupart du temps. On aurait utilisé l’insecticide Zyklon B qui est de l’acide cyanhydrique sur base poreuse inerte.

Il est improbable que les Allemands aient décidé de perpétrer un crime à la fois gigantesque et ultra-secret dans la banlieue d’une ville de douze mille habitants. Il est improbable que, dans le camp, ils aient choisi pour lieu exact du crime un bâtiment placé sous les fenêtres de l’hôpital SS (e) (les malades recevaient des visites de l’extérieur) et tout contre les bâtiments administratifs (f et g) Dans les cas de gazage de désinfection par Zyklon B, les règlements de sécurité exigent la surveillance des bâtiments proches du bâtiment à désinfecter et cela pour toute la durée de l’opération (de six à trente-cinq heures pour tuer la vermine et vingt heures au minimum pour l’aération) avec mise en place de sentinelles (doc. NI-9912). Des opérations de gazages répétées auraient empêché toute activité dans le secteur.

Les blocs 9, 19, 20, 21 et 28 servaient aux blessés, aux malades, aux opérations chirurgicales, aux convalescents. En 1942, au moment de l’épidémie de typhus, il y avait dans ce camp environ soixante médecins et trois cents infirmiers ou infirmières pour deux mille cinq cents malades. Il yavait des postes dentaires. Le bâtiment du théâtre (l) servait à des représentations théâtrales ou cinématographiques. Une piscine de vingt-cinq mètres, non indiquée sur ce plan, se trouvait vers le bloc 6. « Le dimanche après-midi, il y avait des séances de football, de basket-ball, de water-polo : il faut extrêmement peu de choses à l’homme pour le distraire des dangers les plus immédiats ! L’administration SS avait permis des distractions régulières pour les détenus, même les jours de semaine [...] cinéma [avec] actualités nazies et films sentimentaux [...] cabaret [...] orchestre très honorable [...] musiciens de toutes nationalités, en majorité juifs [2]. » Cela n’empêchait pas d’atroces souffrances mais n’était-ce pas surprenant pour un camp d’« extermination » ?


3. Plan du camp auxiliaire de Birkenau (appelé aussi
Auschwitz-II ou Auschwitz-Birkenau) [voy. p. 500]

Birkenau aurait été le haut lieu, par excellence, de l’extermination par Zyklon B. Nous reproduisons ce plan de masse tel qu’il apparaît dans le guide officiel susmentionné sans y apporter de corrections dans les légendes. Nous serions là au cœur même d’un enfer avec bûchers à ciel ouvert, cheminées de quatre crématoires crachant feux et flammes, répandant des odeurs pestilentielles, le tout au milieu des hurlements des SS, des aboiements des chiens de garde, des coups de feu incessants et des cris des victimes au moment du gazage. Les proportions auraient été énormes : vastitude des crématoires, hauteur des cheminées, nombre des victimes (plusieurs dizaines de milliers par jour à certaines époques). C’est surtout là qu’auraient eu lieu les fameuses sélections à l’arrivée des trains : sur une colonne, les aptes au travail, et, sur l’autre, les victimes désignées des chambres à gaz.

Les quatre crématoires étaient effectivement, à gauche, les Kremas-II et III, qui se faisaient face symétriquement, comme en miroir, et, à droite, les Kremas-IV et V, eux aussi bâtis en miroir, l’appellation de Krema-I étant réservée au « vieux crématoire » du camp de base (Auschwitz-I).

Là encore on est surpris par l’emplacement choisi pour l’extermination. Tout autour de cet emplacement, il y avait : en haut, le Zentralsauna, vaste établissement de bains douches et de désinfection ; directement à gauche du Krema-IV, un ensemble de trente baraques servant de dépôt d’effets (Effektenlager et, en argot du camp, « Canada ») et, non indiqué sur ce plan, un ensemble de cinq autres baraques pour le personnel administratif et de surveillance ; dans la région des quatre Kremas, mais non indiquées ici, d’importantes stations d’épuration des eaux ; dans la zone (f) tout contre la cour du Krema-III, un stade pour les détenus qui n’est pas signalé sur ce plan et, à la droite de ce stade, près de vingt bâtiments servant d’hôpital pour les détenus. Il y avait un camp pour familles venues de Theresienstadt, un camp de quarantaine, des installations d’hygiène un peu partout, des bâtiments servant à la désinfection des objets par Zyklon B ou tout autre moyen, un orchestre de femmes en grande partie composé de juives [3], des cours de technique du bâtiment pour les douze à quinze ans, etc. Tout cela n’excluant pas pour certains internés d’indicibles souffrances, les châtiments, la mort, les exécutions. Mais tout ce qui précède se concilie mal avec la thèse selon laquelle Birkenau aurait été un camp d’extermination.
4. Une vue de Monowitz (ce camp de travail a formé à partir d’une certaine époque la capitale administrative d’un ensemble de 39 camps de travail appelé 
Auschwitz-III) [voy. p. 501]

Auschwitz-III était pour les Allemands la partie la plus importante, celle de la production industrielle et agricole. C’est celle dont on parle le moins dans la légende où elle est éclipsée par Auschwitz-I et surtout Auschwitz-II ou Birkenau.

On a ici une vue extrêmement partielle du complexe industriel. Monowitz se trouvait à six kilomètres à l’est de la ville d’Auschwitz. Les liaisons avec le camp de base et celui de Birkenau étaient étroites. C’est probablement de Monowitz ou de camps identiques attachés directement à des usines que pouvaient venir les odeurs qui planaient sur une partie de la région et c’est là que, de leurs wagons, les voyageurs ont pu apercevoir flammes et fumées. A partir de décembre 1943, à cause de cette intense activité industrielle, toute la région d’Auschwitz deviendra l’objet d’une constante surveillance de l’aviation alliée, basée en particulier à San Severo, près de Bari, en Italie. Du 27 décembre 1943 au 14 janvier 1945, les Alliés occidentaux, à eux seuls, ont effectué trente-deux missions aériennes au-dessus de toute la vaste zone d’Auschwitz. Les rapports de ces sortes de missions prouvent que les aviateurs avaient l’ordre d’être particulièrement attentifs aux feux, aux fumées et aux vapeurs afin d’estimer le degré d’activité des usines, le déplacement et la fréquence des convois de chemins de fer à vapeur et le degré d’efficacitédes bombardements. Il semble qu’aucune des nécessités physiques entraînées par une extermination massive comme celles décrites dans la légende n’aurait pu dans ce cas échapper à leur vigilance. Si les Alliés, qui ont à plusieurs reprises bombardé la région et même des camps de détenus, n’ont pas bombardé les crématoires, ne serait-ce pas parce qu’il s’agissait là de simples installations de crémation ? La crémation des cadavres était de toute façon d’autant plus nécessaire que des épidémies chroniques ravageaient les camps. En Allemagne et dans d’autres pays modernes, l’incinération en crématoires était déjà d’un usage courant. A Auschwitz, des Allemands, aussi bien parmi les gardiens ou le personnel médical que parmi les membres des familles de ces derniers, sont morts du typhus et ont été incinérés. Par exemple, un médecin-chef, le Dr Popiersch, est mort du typhus ainsi que la femme de Caesar, responsable des exploitations agricoles, ainsi qu’un enfant du photographe du camp, Walter.

II. Une extermination invraisemblable 



1. Auschwitz-I. Une rue du camp à sa libération par les Soviétiques (27 janvier 1945) [voy. p. 501]

Les Allemands ont essentiellement utilisé, dans le faubourg de Zazole, des bâtiments d’une caserne de cavalerie et des bâtiments du Monopole des Tabacs. Encore aujourd’hui, certains de ces bâtiments, transformés et agrandis par les Allemands, sont, en raison de la crise du logement, habités par des familles polonaises. On les appelle « blocs ». Certains blocs sont consacrés aux diverses expositions du musée. Certains responsables du musée logent sur place. Du directeur du musée, Kazimierz Smolen, ancien détenu, on peut dire qu’il n’a pour ainsi dire jamais quitté les lieux depuis plus de quarante ans. Est-il vraisemblable qu’on se trouve là devant ou dans un ancien camp d’« extermination » ? Les Soviétiques, ainsi qu’on le verra plus loin, ont été manifestement déconcertés par leur découverte d’Auschwitz : les lieux se prêtaient mal à leur propagande à base d’atrocités planifiées par les « fascistes hitlériens ». Un musée a été très rapidement organisé. On a présenté aux touristes des amoncellements de cheveux ou de chaussures comme preuves d’une extermination. Mais partout dans l’Europe en guerre on avait ainsi récupéré tout ce qui était récupérable. Le comble est que les cheveux présentés aux touristes d’Auschwitz ne viennent pas du camp lui même, mais d’une usine de peluches et pantoufles sise à Kietrz et transportés là sur la suggestion du juge d’instruction Jan Sehn, chargé d’instruire le dossier de Höss. Les amoncellements de chaussures qui, au musée du camp de Maidanek, sont considérables ont d’autant moins la signification, qu’on leur prête, d’avoir appartenu à des gazés que chaque camp avait son atelier de cordonnerie quand ce n’était pas une véritable usine à fabriquer des chaussures (avec cuirs récupérés, cheveux pour les talons compensés, etc.). La thèse de l’extermination est-elle vraisemblable s’il lui faut, dans le domaine des preuves matérielles, recourir à de tels arguments [4] ?


2. Birkenau [voy. p. 502]

Femmes et enfants à leur libération du camp d’« extermination » (27 janvier 1945). Dès le 18 janvier, les Allemands avaient évacué vers l’ouest principalement les détenus susceptibles d’être enrôlés par l’adversaire soit dans l’armée, soit dans la main-d’œuvre. Ils laissaient sur place, avec du personnel médical et infirmier, environ huit mille personnes considérées comme faibles ou malades [5]. Ces femmes et ces enfants ont été filmés à leur sortie de Birkenau. Est-il vraisemblable que dans ce camp les Allemands aient cherché à exterminer par tous les moyens possibles les bouches inutiles [6?
3. Birkenau [voy. p. 502] 

Autres personnes à leur libération du camp d’« extermination ». Même remarque que pour la photo précédente [7].



4. Birkenau [voy. p. 503]

Femmes trouvées à leur libération du camp d’« extermination ». Elles se prêtent ici à une « reconstitution » pour les besoins d’un film polonais. On nous dit que les Allemands gazaient systématiquement toutes les vieilles personnes [8].



5. Birkenau [voy. p. 503]

Enfants à leur libération du camp d’« extermination ». On nous dit que les Allemands gazaient systématiquement les petits enfants quand ils ne les assassinaient pas par d’autres voies. Il existait à Birkenau un jardin d’enfants et encore aujourd’hui on peut distinguer, inscrits dans le plâtre des murs, de nombreux dessins faits par des enfants. Dans L’Anthologie (bleue) d’Auschwitz il existe une surabondance de preuves que de nombreux enfants sont nés à Auschwitz (juifs, tsiganes ou autres) et y ont vécu. Parmi ces preuves figurent des études entreprises après la guerre sur ce qu’on appelle les « ex-enfants d’Auschwitz ». En 1984, il se formait une association d’anciens jumeaux d’Auschwitz comprenant cent huit membres [9]. A la fin de la guerre, on a trouvé dans les camps de concentration allemands de l’ouest, par exemple Buchenwald ou Dachau, beaucoup d’enfants juifs qui avaient été, eux, évacués d’Auschwitz dans des conditions effroyables, celles d’une débâcle en plein hiver [10]. Élie Wiesel, devenu un chantre de l’Holocauste, a fait partie de ces enfants. 

Un phénomène caractéristique du matraquage des esprits par la propagande de l’Holocauste vaut d’être ici mentionné : plus il se trouve de « survivants » pour attester de ce qu’ils ont été dans un camp d’extermination, dont ils n’auraient eux-mêmes réchappé que par un « miracle », plus nous sommes portés à croire à l’existence d’une extermination : n’est-ce pas plutôt notre scepticisme sur la réalité de cette extermination qui devrait s’accroître à la mesure du nombre des « survivants » et des « miracles » ? 

Autre phénomène de psychologie des masses : au début de 1985, les Israéliens ont monté une sorte de procès fictif du Dr Josef Mengele ; d’anciens jumeaux sont venus témoigner des atrocités du « médecin maudit » d’Auschwitz : ils ont dit que les murs de son antichambre étaient tapissés d’yeux fixés comme des papillons (mais les yeux auraient crevé comme des poches d’eau !). Mengele aurait versé de l’acide sur des yeux pour les faire changer de couleur ! Il aurait cousu des jumeaux dos à dos, etc. ! Les journaux occidentaux ont rapporté ces accusations comme des faits avérés ; même le journal Le Monde s’est fait gravement le porte-parole de pareilles invraisemblances [11].

III. Une extermination impossible 



1. Auschwitz-I [voy. p. 504]

L’impossible chambre à gaz du Krema-I (1re photo). A l’origine, cette construction flanquée de remblais de terre avait été une réserve de munitions. Transformée par les Allemands, elle est devenue un crématoire rudimentaire. 

On en voit ici la façade ouest. La cheminée ne sort pas de la terrasse mais directement du sol. 

Si l’on divise le bâtiment par le milieu, dans le sens de la profondeur, on a dans la moitié gauche la salle des fours de crémation avec une réserve de coke et une réserve d’urnes funéraires et, dans la moitié droite, une petite salle que suit une grande salle baptisée par les Polonais du nom de chambre à gaz, les deux salles étant séparées, comme on le verra plus loin, par une petite porte vitrée. Sur la terrasse on aperçoit des bouches d’aération disposées en quinconce. L’hôpital SS (non visible sur cette photo) se trouvait à vingt mètres à droite. A vent portant, le gaz cyanhydrique, au moment du dégazage, aurait facilement atteint les fenêtres de l’hôpital [12].



2. Auschwitz-I. L’impossible chambre à gaz du Krema-I (2e photo) [voy. p. 504]

Ici, la « chambre à gaz » est vue d’est en ouest. C’est dans cette pièce qu’on aurait gazé des dizaines de milliers de victimes par groupes de huit cents. Or, on notera l’absence totale d’herméticité. La vitre de la petite porte du fond aurait été facilement brisée, sinon la porte elle-même, et le gaz cyanhydrique se serait répandu par là. Il se serait également répandu dans la salle des fours par l’ouverture de communication à droite, tuant les employés des fours et provoquant peut-être une explosion, ce gaz étant explosible à certaines concentrations. Deux questions : quelle serait dans une chambre à gaz la raison d’être d’une peinture courant en bas du mur gauche ? N’aperçoit-on pas la trace de cloisons abattues ? Les réponses viendront plus loin [13].



3. Auschwitz-I. L’impossible chambre à gaz du Krema-I (3e photo) [voy. p. 505]

Ici, la chambre à gaz est vue d’ouest en est. La trace des cloisons abattues est nette. La porte de bois n’a aucune herméticité. Elle donne sur une petite antichambre qui, elle-même, a une porte de sortie (non visible sur cette photo) donnant sur l’est.

Cette pièce n’a pas pu être une chambre à gaz homicide, c’est-à-dire un local d’une parfaite herméticité, sans aucun danger pour les gazeurs, pourvu de moyens d’observation pour ces gazeurs, muni d’un système extrêmement sophistiqué pour procéder, après l’exécution, à la ventilation forcée d’un gaz connu pour son adhérence aux surfaces et même, dans certains cas, pour son pouvoir de pénétration.

Qu’était donc cette pièce dans la réalité ? 

Une recherche dans les documents du musée d’Auschwitz permet de répondre à la question. Deux plans, dont on trouvera la reproduction dans le livre de Serge Thion [14], prouvent que le bâtiment tout entier a connu deux états successifs et deux états seulement à l’époque de la souveraineté allemande :

a) de novembre 1940 à août 1943, la prétendue chambre à gaz a été une chambre froide (Leichenhalle) pour la conservation des cadavres, suivie, en progressant vers l’ouest, d’une salle d’eau (Waschraum) et d’une salle de mises en bière (Aufbahrungsraum) ; à l’est, il n’y avait ni porte, ni antichambre, ni porte de sortie ; la chambre froide se terminait, comme c’est souvent le cas pour les chambres froides, en cul-de-sac ;

b) de septembre 1943 à mars 1944, des travaux de transformation ont conduit les Allemands à abattre la cheminée extérieure, à démolir les fours, à renforcer le mur de séparation entre l’ancienne salle des fours et l’ancienne chambre froide, à créer une ouverture à l’est, à ménager une petite antichambre, à élever des cloisons ; bref, à faire de ce lieu un « abri antiaérien pour l’hôpital SS avec une salle d’opérations chirurgicales ». Les cloisons, placées en quinconce pour atténuer le souffle des bombes, servaient de séparation à quelques pièces pour malades ainsi qu’à la salle d’eau et, enfin, à la salle d’opérations.

Les Polonais ont, après la guerre, reconstruit la cheminée et deux fours sur trois ; ils ont abattu toutes les cloisons sauf une ; ils ont précieusement conservé la porte ainsi que la petite antichambre et sa propre porte pour faire croire que les victimes entraient par là pour être gazées. Si les Polonais avaient rétabli le cul-de-sac originel, il leur aurait fallu expliquer que les victimes entraient par la porte ouest, celle donnant sur... leurs fours crématoires. On est donc là devant une supercherie caractérisée, qui a dû abuser des millions de touristes en quarante ans [15].



4. Birkenau. L’arrivée au camp d’« extermination » [voy. p. 505]

Un convoi vient d’arriver. Nous sommes en 1944. Il faut regarder de près les trois différentes catégories de personnages : les arrivants, les internés en tenue rayée, les soldats allemands. Rien n’est conforme aux récits dantesques de la littérature officielle selon laquelle le rituel de l’arrivée était hallucinant. Au fond, à gauche, on aperçoit le Krema II dont on nous dit que, situé dans la zone la plus secrète du camp, il était caché aux regards de tous. La « gigantesque » (!) cheminée dépassait la pente du toit de sept mètres environ ! Elle ne fume apparemment pas. En principe, une cheminée de crématoire ne rejette que très peu de fumée. Quant à rejeter des flammes, ce serait l’indice d’un feu de cheminée accidentel.

On trouve cette photo, ainsi que les deux suivantes, dans un ensemble de près de cent quatre-vingt-dix photos constituant L’Album d’Auschwitz. Cet album est en fait la propriété d’un photographe allemand. Pas une de ces photos, contrairement à ce qu’osait dire Hermann Langbein dans son livre sur le « procès de Francfort », bien avant la publication de l’album, ne nous montre une scène quelconque de gazage. Si ces photos montrent quelque chose, c’est plutôt que ces gazages n’ont pas pu exister dans un tel camp. Des femmes et de jeunes enfants vont traverser la voie à gauche et, passant entre les Kremas-II et III, poursuivre leur route vers le Zentralsauna. Des hommes prendront un autre chemin pour se rendre aux douches et à la désinfection. Le rangement en deux colonnes sur le quai d’arrivée était ainsi en gros un rangement par sexe et non pas une sélection entre personnes à garder pour le travail et personnes à éliminer par les gaz !



5. Birkenau. Des femmes s’arrêtent en chemin [voy. p. 506]

Des femmes s’arrêtent sur la « grand-rue » (Hauptstrasse). Des internés, les uns en tenue rayée, les autres en vêtements ordinaires, les regardent. En principe, la tenue rayée était plutôt portée par ceux qui, étant employés à l’extérieur pour leur temps de travail, devaient pouvoir être facilement distingués de tout autre civil polonais, allemand, etc., et ainsi être plus étroitement surveillés. Il y a eu six cent soixante-sept évasions d’Auschwitz, dont cent cinq de Birkenau. Il semble que deux cent soixante-dix évadés seulement aient été repris [16].


6. Birkenau. Femmes et enfants passant entre les Kremas-II et III [voy. p. 506]

Un groupe de femmes et d’enfants, sur la « grand-rue » passent entre le Krema-III, situé au fond, et la cour du Krema-II, où se trouve le photographe. Une fois de plus, on constate que les Allemands ne cherchaient pas à dissimuler ces Kremas à la vue de tous. S’ils ont commandé des arbres dont nous savons jusqu’à l’essence, la hauteur, la quantité et le prix (car il est resté une foule de documents, y compris sur les crématoires), c’est parce que l’usage est de clore ainsi l’espace occupé par un tel bâtiment et même parfois de l’agrémenter d’un jardin. Il ne faut pas oublier que les corps des soldats et des officiers allemands ainsi que les dépouilles des membres de leurs familles étaient aussi incinérés et parfois en cérémonie.

Bien d’autres photos de L’Album d’Auschwitz nous montrent le parcours complet des nouveaux arrivants jusqu’à la sortie des douches et les incorporations dans les différents camps de travail, dans le personnel médical, etc.




7 et 8. Birkenau [voy. p. 507]

Maquette du musée montrant le processus du gazage au Krema-II. Cette maquette est exposée au bloc 4, celui de l’ « extermination ». 

Elle devrait en principe constituer la pièce maîtresse de la thèse selon laquelle il y a eu à Auschwitz-Birkenau des gazages homicides. On va voir qu’en réalité elle peut servir de pièce maîtresse à la démonstration du contraire.

Les plans et les photos qui nous sont restés des Kremas de Birkenau permettent de se faire une idée relativement précise de leur architecture. Les ruines elles-mêmes ne sont pas dénuées d’intérêt à cet égard. 

La présente maquette reproduit approximativement l’architecture des deux plus grands Kremas : le Krema-II et le Krema-III, lesquels étaient bâtis en miroir. Nous avons affaire ici au Krema-II. Sur la droite se trouvait un long corps de bâtiment qui contenait principalement la grande salle des fours. Ces fours étaient au nombre de cinq et possédaient trois bouches chacun. On pouvait donc y incinérer quinze corps. L’incinération d’un cadavre devait durer environ une heure et demie. Il fallait, probablement une fois par semaine, arrêter les feux et procéder au nettoyage de ces fours, lesquels, nous le savons par ailleurs, étaient sujets à des pannes. La fumée s’en allait par des conduits souterrains en direction d’un petit corps de bâtiment contenant un four pour l’incinération des ordures. La cheminée collectait les fumées de tous ces fours.

Disposées en équerre à l’extrémité gauche du long corps de bâtiment se trouvaient deux salles en sous-sol dont le plafond émergeait légèrement de terre. Il s’agissait de Leichenkeller, terme générique à traduire par « caves à cadavres » ou « chambres froides enterrées ». Si elles étaient enterrées, c’était précisément pour les protéger de la chaleur. A droite, se trouvait le Leichenkeller 1 qui mesurait trente mètres sur sept, possédait sept piliers de soutènement, aucune ouverture dans le toit et une porte à double battant s’ouvrant sur l’intérieur ; la pièce se terminait en cul-de-sac et elle bénéficiait d’un système de ventilation forcée assez rudimentaire avec évacuation de l’air vicié vers le bas. (Or, le gaz cyanhydrique est moins dense que l’air et il monte.) On ignore quelle était la disposition interne de cette pièce. A gauche, se trouvait le Leichenkeller 2 qui mesurait cinquante mètres sur huit et possédait onze piliers de soutènement ; il est probable qu’à l’origine il se terminait aussi en cul-de-sac à son extrémité gauche et que, plus tard, on a creusé un petit escalier d’accès à cette extrémité. Là non plus on ne connaît pas la disposition interne de la pièce. Les cadavres étaient amenés de l’extérieur par une porte du bâtiment de surface, porte qui est en quelque sorte à la jonction des deux Leichenkeller. Un plan incliné avec, pour les porteurs, des marches de part et d’autre permettait la descente du cadavre vers le point de jonction des deux Leichenkeller. C’est aussi vers ce point que se situait un petit monte-charge de 2,10 m x 1,35 m qui permettait de monter vers la salle des fours les cadavres qui venaient d’arriver ou les cadavres qui avaient été entreposés en chambre froide. Il est important de savoir qu’en ce point de jonction il n’y avait que très peu de dégagement.

Reportons-nous maintenant à la maquette et au guide du musée. 

A les en croire, les Allemands auraient conçu là, en réalité, une installation de gazage pour des groupes de deux mille victimes à la fois, à raison de plusieurs groupes par jour. Les mots de Leichenkeller et quelques autres encore, visibles sur les plans, ne seraient que des mots fallacieux « à décoder ». C’est ainsi qu’à gauche « Leichenkeller 2 » désignerait en fait un « vestiaire » pour le déshabillage des victimes et, à droite, « Leichenkeller 1 » désignerait en réalité une « chambre à gaz homicide ».

La maquette représente donc, à droite, deux mille personnes qui viennent d’être gazées au Zyklon B ; les cadavres vont être transportés vers la salle des fours afin de faire place nette pour un nouveau groupe de victimes. Ce nouveau groupe finit actuellement d’entrer dans le « vestiaire » ; on lui a fait croire qu’il allait à la douche (et d’ailleurs la chambre à gaz est, nous dit-on, déguisée en salle de douches pour que jusqu’au bout l’illusion soit complète) ; les gens se déshabillent sans inquiétude et on leur précise même qu’ils doivent accrocher leurs effets à des patères numérotées dont il faudra se rappeler le numéro. Il y a des inscriptions en plusieurs langues. Une fois comprimées dams la chambre à gaz (deux mille personnes sur deux cent-dix mètres carrés, moins l’espace occupé par sept piliers), les victimes mourront de la façon suivante : un ou plusieurs SS verseront par les quatre ouvertures du plafond des granulés de Zyklon B desquels se dégagera le gaz mortel, le gaz cyanhydrique.

Écoutons la confession que ses geôliers polono-communistes nous disent avoir obtenue de Rudolf Höss, le premier des trois commandants successifs d’Auschwitz, le seul, semble-t-il, à avoir parlé des chambres à gaz. Höss est censé avoir écrit librement, de sa propre main, le récit suivant :

Une demi-heure après avoir lancé le gaz, on ouvrait la porte et on mettait en marche l’appareil d’aération. On commençait immédiatement [en allemand : sofort] à extraire les cadavres. 

Plus loin, il ajoute : 

Le commando spécial [composé de juifs] s’occupait aussitôt d’extraire les dents en or aux cadavres et de couper les cheveux des femmes. Ensuite, on transportait les corps vers l’ascenseur devant les fours qu’on avait entre-temps allumés. 

Höss précise, par ailleurs, que les juifs du commando spécial « mangeaient ou fumaient tout en traînant les cadavres » vers les fours crématoires. Tout cela se lit dans Auschwitz vu par les SS [17]

Ce récit et tout autre du même genre sont inacceptables. On s’y heurte à un nombre considérable d’impossibilités dont voici quelques-unes :

1. La porte de la chambre à gaz s’ouvrant vers l’intérieur aurait été bloquée par l’amoncellement des cadavres. 

2. A supposer que les membres du commando spécial aient pu entrer dans la pièce, ils seraient tombés morts et la besogne ne serait pas faite ; en effet, s’ils mangeaient ou fumaient parfois, c’est qu’ils ne portaient donc pas de masques à gaz ; ils n’auraient pas pu pénétrer dans une atmosphère pleine de gaz cyanhydrique pour y remuer des cadavres eux mêmes dangereux à manipuler parce que porteurs de molécules de ce gaz sur leur peau, dans leurs humeurs et parce que des poches à gaz se seraient formées un peu partout ; d’ailleurs, même avec des masques à gaz, un effort physique de cette importance est impossible dans une atmosphère pareillement viciée par ce gaz qui adhère longuement aux surfaces.

3. La conception même des lieux est absurde ; comme la pièce est en cul-de-sac et comme il n’y a aucun dégagement sur trois côtés, les membres du commando se gêneraient les uns les autres à l’entrée de la pièce et mettraient un temps considérable à extraire deux mille cadavres.

4. Mais, surtout, où pourraient-ils entreposer ces cadavres en attendant leur crémation ? Il n’y a pas un endroit, ni en sous-sol, ni au rez-de-chaussée, c’est-à-dire au niveau de la salle des fours, pour entreposer deux mille cadavres que vont bientôt suivre deux mille autres cadavres et ainsi de suite. Au bout d’une heure et demie de crématoire seuls quinze cadavres auront été incinérés. Restent 1885 cadavres. Il faudrait huit jours et huit nuits pour en venir à bout, mais, pendant ce laps de temps, ils se décomposeraient, constituant à leur tour un danger. Et puis, il n’y aurait aucune chambre froide pour entreposer les cadavres des personnes mortes dans le camp, ces personnes pouvant d’ailleurs être des autorités allemandes dont on devait pouvoir venir visiter les corps en bière. Dans le cas des Kremas-IV et V, le non-sens est encore plus sensible. L’installation, plus rudimentaire, est toute en surface. Elle comprend : 1° une salle des fours avec deux fours à quatre bouches ; il est probable qu’il s’agissait de fours pour la crémation des cadavres mais certains pensent qu’il s’agissait de fours d’incinération des ordures ; 2° un sas et une réserve à outils ; 3° une grande salle dont la destination n’est pas connue ; 4° une antichambre donnant sur la chambre du médecin et une réserve à charbon ; 5° un couloir donnant sur deux pièces, chacune avec un poêle à charbon : des douches, peut-être ? Il y a aussi, du côté de la salle des fours, une cokerie, un sanitaire, une salle pour les manutentionnaires.

On nous explique que la grande salle de ces Kremas-IV et V était à la fois (!) une chambre froide pour entreposer les cadavres et un vestiaire pour le déshabillage des victimes. Il y aurait eu trois chambres à gaz : les deux pièces avec poêles à charbon et... le corridor (!). Quant à l’injection des granulés de Zyklon B, elle aurait été l’œuvre d’un SS qui, à l’extérieur du bâtiment, se serait déplacé avec une échelle pour atteindre à chaque fois les petites impostes des deux pièces et du corridor. Tout cela nous est sérieusement exposé dans le no 107 du Monde Juif, et dans « Colloque de l’École des hautes études en sciences sociales » (sous la direction de François Furet) [18]. Le spécialiste de ces trouvailles, patronné par MM. Wellers et Klarsfeld, est Jean-Claude Pressac, l’auteur avec S. Klarsfeld, du plan tronqué de Birkenau qu’on trouvera plus loin [19].



9. Birkenau. Ruines de la prétendue chambre à gaz du Krema-II [voy. p. 508]

Telle est la superficie occupée par la « gigantesque chambre à gaz » où, d’après la confession de R. Höss, on mettait deux mille victimes à la fois mais où on aurait pu en mettre trois mille ! 

Il est possible de se glisser par un trou sous la voûte de béton et de photographier l’intérieur. Nulle trace de douches. Nulle trace d’un élément accusateur. Jamais l’endroit n’a fait l’objet d’une étude archéologique. Aucune expertise (ainsi que pour tous les locaux d’Auschwitz ou d’ailleurs présentés aux touristes comme chambres à gaz homicides, soit à l’état de ruines, soit en « l’état d’origine »). Il est à noter que, lors des visites de Birkenau par des personnalités officielles, on ne s’arrête jamais devant ces ruines qui sont pourtant exactement sur le chemin du monument aux morts. Jamais le plus petit bouquet.

A leur arrivée à Birkenau, les Soviétiques semblent avoir été perplexes sur la façon de présenter ce « camp d’extermination » aux lecteurs de la Pravda. Après un silence de quatre ou cinq jours, la Pravda du 1er février 1945 s’est contentée de mettre dans la bouche d’un ancien prisonnier les mots suivants :

Les hitlériens tuaient par le moyen de gaz les enfants, les malades ainsi que les hommes et les femmes inaptes au travail. Ils incinéraient les cadavres dans des fours spéciaux. Dans le camp, il y avait douze de ces fours. 

Mais, le lendemain, le grand reporter officiel du journal, Boris Polevoï, révélait que le moyen essentiel utilisé par les Allemands pour exterminer leurs victimes était... l’électricité :

Une chaîne électrique où des centaines de personnes étaient simultanément tuées par un courant électrique ; les cadavres tombaient sur une bande lentement mue par une chaîne et avançaient ainsi vers un haut-fourneau.

Pour corriger la Pravda de la veille il était dit que les Allemands avaient emmené avec eux « les appareils mobiles spéciaux pour la mise à mort des enfants ». Quant aux chambres à gaz fixes, elles n’étaient guère reconnaissables car les Allemands les avaient « maquillées » en leur ajoutant « des tourelles et des ornements architecturaux pour qu’elles aient l’air de garages inoffensifs ». La presse américaine se fera immédiatement l’écho de l’extermination à l’électricité [20]. C’est seulement dans leur rapport officiel du 6 mai 1945 pour le TMI de Nuremberg que les Soviétiques élimineront totalement l’électricité au profit du gaz (doc. URSS-008). Depuis cette date, le monde entier leur a emboîté le pas [21].



10. Birkenau. Photo aérienne prise par les Alliés le 25 août 1944 [voy. p. 508]

Il a fallu attendre 1979 pour que les Américains publient un ensemble de photos aériennes d’Auschwitz, dont, dès 1976, Arthur Robert Butz, auteur révisionniste, affirmait qu’elles ne pouvaient pas ne pas exister. Pour beaucoup de personnes, ces photos ont été un choc. Elles infligeaient un total démenti aux légendes forgées sur Auschwitz et Birkenau.

Cette photo est du 25 août 1944, c’est-à-dire d’une époque où l’extermination atteignait, paraît-il, son point culminant. Sur aucune des photos on n’aperçoit des foules humaines se pressant autour des crématoires ni des cheminées rejetant haut dans le ciel feux et flammes.

En haut et à droite on distingue le Krema-II avec, à droite le Leichenkeller 2, et, tout en haut, le Leichenkeller 1 ; ce dernier semble avoir quatre cheminées d’aération mais, dans la réalité, il n’en avait aucune. On remarquera une pelouse bien dessinée, ce qui exclut que les dizaines de milliers de personnes aient été concentrées dans la cour du Krema qui a commencé à fonctionner le 31 mars 1943. Le portail est resté ouvert : le lieu n’est pas secret.

En bas et à droite, on distingue le Krema-III avec, à droite son Leichenkeller 2 et, tout en bas, son Leichenkeller 1 ; ce dernier semble, lui aussi, avoir quatre cheminées d’aération, mais celles-ci sont disposées en quinconce comme l’étaient les bouches d’aération de la Leichenhalle du Krema-I à Auschwitz-I. On remarquera à gauche de la cour l’extrémité sud du stade (Sportplatz) : un stade qu’en général on évite de mentionner sur les plans.

On distingue par ailleurs la « grand-rue » du camp, la ligne de chemin de fer, un camion et, en marche et s’apprêtant à se diriger vers la « grand-rue », un groupe de personnes. 

Cette photo fait partie d’un ensemble de photos aériennes publiées par Dino Brugioni et Robert G. Poirier : The Holocaust Revisited: A Retrospective Analysis of the Auschwitz-Birkenau Extermination Complex.

IV. Une extermination fictive



1. Plan fictif de Birkenau (WRB Report, les deux juifs slovaques, le mythomane Dr Rudolf Vrba)
[voy. p. 509]

La source essentielle du mythe d’Auschwitz est le rapport publié en novembre 1944 à Washington par une officine, proche du président Roosevelt, le War Refugee Board : la Commission des réfugiés de guerre. Ce rapport est principalement constitué par le témoignage de deux juifs slovaques, échappés d’Auschwitz-Birkenau : Alfred Wetzler et Walter Rosenberg, alias Rudolf Vrba. Ce dernier, par son action après la guerre, a émergé au premier plan. Il est aujourd’hui citoyen canadien. On tient en sa personne l’homme qui peut se faire fort d’avoir été ainsi à l’origine d’un mythe qui aura compté parmi les plus importants de ce siècle.

Échappé de Birkenau en avril 1944 avec Alfred Wetzler il a fait parvenir son témoignage aussi bien en Suisse qu’au Vatican et à Washington. On voit ici le plan qu’il proposait du camp de Birkenau, camp qu’il a prétendu connaître à fond au point même de tout savoir du processus d’extermination et du nombre des gazés. Disposant de « moyens mnémotechniques particuliers », il a déterminé qu’en deux ans, d’avril 1942 à son évasion en avril 1944, les Allemands avaient gazé approximativement un million sept cent soixante-cinq juifs dont cent cinquante mille pour les seuls juifs venus de France. Or, d’après le Mémorial de Serge Klarsfeld, les Allemands auraient pendant toute la durée de la guerre déporté vers tous leurs camps environ soixante-quinze mille sept cent vingt-et-un juifs de France (français, étrangers, apatrides). Le nombre des morts n’a pas encore fait l’objet d’une recherche de caractère scientifique.

Le plan dressé par R. Vrba et son ami ne peut provenir de témoins oculaires. Les quatre crématoires sont dessinés sur le même modèle ; en réalité le modèle de Kremas-II et III (chiffres ici I et II) était d’un type très caractéristique avec ses deux Leichenkeller à angle droit et, de plus, la construction en miroir ne pouvait que frapper l’attention. Cette construction en miroir se répétait, mais d’une façon sensiblement différente, avec les Kremas-IV et V (chiffres ici III et IV). L’emplacement du Zentralsauna (ici : Bath) est aberrant. L’emplacement du fameux « Canada » avec ses 35 baraquements n’est pas du tout marqué (la construction en avait été terminée le 17 décembre 1943, soit plus de trois mois avant l’évasion). L’énorme « camp des hommes », à droite du « camp des femmes », n’est pas mentionné, etc. Seule la partie « II » est exacte et c’est dans cette partie que se trouvait R. Vrba. En 1985, au « procès Zündel », à Toronto, R. Vrba, sommé de s’expliquer sur certaines de ses inventions présentées comme des faits véridiques, a invoqué la licentia poetarum.

2. Plan fictif d’un crématoire de Birkenau (WRB Report) [voy. p. 509]

R. Vrba, là non plus, n’a manifestement pas vu ce qu’il prétend décrire. Il n’y avait pas neuf fours ainsi disposés. Il y avait dans la réalité cinq fours à trois bouches. Ceux-ci n’étaient pas disposés autour de la cheminée ; ils étaient en ligne dans une salle tandis que la cheminée se trouvait dans un autre corps de bâtiment. Il n’y avait pas de « large hall ». Il n’y avait pas de voie ferrée pour le transport des cadavres entre la prétendue chambre à gaz et la salle des fours pour la raison que les fours étaient en surface et que la prétendue chambre à gaz homicide (en réalité : LeichenkellerI) était... en sous-sol. L’un des deux Leichenkeller manque.

Le texte même du WRB Report est un tissu de fictions. Il n’a sans doute pas peu contribué à faire condamner à mort de nombreux Allemands. Il semble en effet que tout dossier de procureur américain chargé de la poursuite des crimes de guerre s’ouvrait sur ce rapport dont la première phrase était la suivante :

C’est un fait qui ne saurait être nié que les Allemands ont délibérément et systématiquement assassiné des millions de civils innocents – juifs comme chrétiens – à travers toute l’Europe.

L’extermination était à considérer comme un fait établi dont il n’y avait pas lieu de rapporter la preuve. Ces mots ont été écrits en novembre 1944. Depuis cette date aucun tribunal n’a cherché à rapporter cette preuve, ce qui n’empêche pas historiens et magistrats de continuer à dire que les tribunaux ont, depuis longtemps, établi l’existence des chambres à gaz et la réalité de l’extermination.

3. A l’appui de la fiction, des trucages d’historiens

a) Serge Klarsfeld tronque le plan de Birkenau [voy. p. 510]. 

En 1983, S. Klarsfeld, en collaboration avec J.-C. Pressac, publiait aux éditions du Seuil L’Album d’Auschwitz. Parmi les trucages, on relève celui d’un plan de Birkenau où la route conduisant aux bains-douches du Zentralsauna est coupée en deux endroits : d’abord un peu après les Kremas-II et III, et, ensuite, un peu avant le Zentralsauna. La thèse tout entière développée dans le commentaire des photos est que les femmes et les enfants aperçus sur la « grand-rue » ne pouvaient aboutir qu’aux Kremas-II et III avec leurs prétendues chambres à gaz, alors qu’en réalité elles poursuivaient leur route jusqu’aux installations de douches. 

Pour n’avoir pas à signaler l’existence d’un stade tout contre le Krema-III, ce qui cadre difficilement avec l’idée que dans ce Krema on gazait et brûlait des milliers de victimes par jour, les auteurs ont rempli l’espace occupé par ce stade avec les mots « Secteur hôpital » qui s’applique à un ensemble hospitalier qui se trouvait effectivement à la droite dudit stade.

Enfin, on a supprimé toute mention de l’existence du camp de quarantaine : ce camp est, dans le plan proposé par Klarsfeld et Pressac, le seul du secteur à ne porter aucune dénomination.



b) Saul Friedländer fabrique un montage de chambre à gaz [voy. p. 510]. 

Cette photo se trouve sur une double page du livre de S. Friedländer : Kurt Gerstein ou l’ambiguïté du bien. L’auteur situe cette chambre à gaz à Belzec (Pologne orientale). Il a utilisé une photo de la fausse chambre à gaz du Krema-I à Auschwitz-I ! Dans la photo du bas on distingue l’arrière d’un camion et l’arrière d’une Volkswagen ainsi que l’ombre inquiétante d’une sorte de gestapiste. Des tuyaux partent des pots d’échappement pour aboutir dans ce qui est censé être l’autre côté d’un mur de la chambre à gaz. On a donc sur une même photo une vue de la scène (la chambre à gaz) et une vue de la coulisse (le « gestapiste » surveillant la machinerie). La légende de la photo est en accord avec le montage. Saul Friedländer est israélien et français. Professeur d’histoire contemporaine à l’Institut universitaire des hautes études internationales à Genève, il enseigne également à Tel-Aviv. 

c) Des gazés de fiction : Henri Krasucki et Simone Veil. 
Deux juifs français, parmi bien d’autres gazés, à Auschwitz. 

Henoch (dit Henri) Krasucki, né le 2 septembre 1924 à Wolonin (banlieue de Varsovie), a fait partie d’un convoi parti de Drancy le 23 juin 1943 et arrivé à Auschwitz le 26 juin. Jusqu’en 1977, selon la vérité officielle, établie par les soins des autorités communistes du musée à Oswiecim en collaboration avec les responsables scientifiques du Centre de documentation juive de Paris, le convoi tout entier avait été gazé [22]

Simone Jacob, future Simone Veil, née le 13 juillet 1927 à Nice, a fait partie d’un convoi parti de Drancy le 13 avril 1944 et arrivé à Auschwitz le 16 avril. Jusqu’en 1977, selon la même vérité officielle, toutes les femmes de ce convoi avaient été gazées [23]

En 1978, Serge Klarsfeld publiait Le Mémorial de la Déportation des Juifs de France. Il ne s’agissait pas d’une liste de morts mais de listes nominales de déportés, convoi par convoi. L’auteur ne pouvait faire autrement que de rappeler que ces deux déportés avaient survécu à la déportation. Leur notoriété était devenue telle en France qu’on ne pouvait pas dissimuler le fait. Klarsfeld ajoutait même que d’autres personnes de ces convois, hommes et femmes, avaient survécu. Il mentionnait aussi que le musée d’Osviecim et le CDJC de Paris avaient, par erreur, inventé des convois entiers de déportés gazés. Mais, pour sa part, Klarsfeld persiste à compter comme mortes ou gazées des personnes sans notoriété qui peuvent avoir survécu à leur déportation à Auschwitz. C’était le cas, sans aller chercher plus loin, de la mère d’Henri Krasucki qui, comptée comme morte ou gazée dans l’édition du Mémorial de 1978, reviendra en quelque sorte à la vie dans l’Additif au mémorial de 1980. Il est vrai que, dès 1974, le fait avait été rendu public par les journalistes Harris et Sédouy dans leur livre Voyage à l’intérieur du Parti Communiste Français où Henri Krasucki déclare :

Ma mère est rentrée après moi [de déportation] et puis quelques oncles et tantes.

De son père, déporté à Auschwitz et mort là-bas, Klarsfeld, qui semble avoir eu des renseignements par ailleurs assez précis, déclarait vers 1979 à Harris et Sédouy : « Je ne sais pas comment il est mort, gazé ou à l’infirmerie [24]. Cette confidence d’un instant mise à part, il déclare toujours son père « assassiné » ou le compte parmi les gazés [25].

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[Publié comme appendice à la traduction française de l'ouvrage de Wilhelm Stäglich, Le Mythe d'Auschwitz, étude critique, accompagné de cartes et de photographies.]

Notes
[1] Les numéros de page renvoient à l’édition française du livre de W. Stäglich. [NdÉ]
[2] M. Klein, Observations et réflexions sur les camps de concentration nazis, p. 31.
[3] Voy. Fania Fénelon, Sursis pour l’orchestre.
[4] Archives du musée, nég. 878.
[5] Voy. J. Garlinski, Volontaire pour Auschwitz, p. 239. 
[6] Archives du musée, nég. 14 254. 
[7] Archives du musée, nég. 564. 
[8] Archives du musée, nég. 522.
[9] J. Anderson, « The Twins of Auschwitz », Parade Magazine, Colorado Springs (E.-U.), 2 septembre 1984, p. 2-7. 
[10] Voy., par exemple, J. Hemmendinger, Les Enfants de Buchenwald.
[11] Photo soviétique : A66-23953 A. 
[12] Collection de l’auteur.
[13] Collection de l’auteur. 
[14] S. Thion, Vérité historique ou vérité politique ?, p. 317.
[15] Collection de l’auteur.
[16] T. Iwaszko, « Häftlingsfluchten aus dem KL Auschwitz ».
[17] Auschwitz vu par les SS, p. 106, 140, 141.
[18] Le Monde Juif, juillet-septembre 1982, p. 91-131, et L’Allemagne nazie et le génocide juif, p. 539-584
[19] Collection de l’auteur.
[20] Voy. H. Shapiro, Washington Daily News
[21] Collection de l’auteur.
[22] Hefte von Auschwitz, 4, 1961, p. 110.
[23] Id., 7, 1964, p. 88.
[24] Harris et Sédouy, Juifs et Français, p. 112.
[25] Voy. les dédicaces ou le contenu de trois de ses livres : en 1977, Deutsche Dokumente... en 1980, Additif au mémorial ; en 1984, Les Enfants d’Izieu.