Saturday, October 26, 1985

Michel Polac refuse d’aborder le sujet des chambres à gaz dans son émission télévisée « Droit de réponse »


Extrait d’un entretien avec Michel Polac paru dans Télé-7 Jours, semaine du 26 octobre au 1er novembre 1985, p. 126 :

Q. Y-a-il des sujets que vous vous refusez d’aborder ? 

R. J’en vois trois. La question des chambres à gaz dont certains ont scandaleusement contesté l’existence : trop douloureux (NDLR : le père de Michel Polac est mort en déportation). Le suicide : trop dangereux de donner la parole à ceux qui prônent cette "solution". Le Moyen-Orient, le Liban, les Palestiniens : trop brûlant ; il y a tant de passions, de rancœurs et de haine chez les gens concernés par le sujet qu’un débat risque de paraître dérisoire et indécent, sans compter qu’il peut se terminer par des coups de revolver !

D’une certaine manière, les trois sujets que Michel Polac refuse d’aborder pourraient bien avoir un point commun... 

Un débat sur le suicide ne pourrait s’organiser qu’autour du livre Suicide, mode d’emploi ; or, les deux auteurs de ce livre, Claude Guillon et Yves Le Bonniec, avaient favorablement parlé de R. Faurisson. Ils avaient écrit en particulier :

Après Rassinier (dont l’appréciation des chambres à gaz est plus nuancée), Faurisson présente l’intérêt d’avoir, dans le même temps où il prétend dénoncer un mensonge vieux de quarante ans, effectivement révélé de nombreux mensonges, et suscité parmi ses contradicteurs l’une des plus formidables productions de nouveaux mensonges de la décennie. Les historiens officiels reconnaissent eux-mêmes que, là où l’on fait encore visiter aujourd’hui une chambre à gaz, il n’y en eut jamais, ce qui devrait, à les suivre, entamer en rien le crédit accordé à d’autres “vérités historiques” [1].

Depuis la publication de leur livre en 1982, les deux auteurs n’ont cessé d’avoir de graves ennuis dont le point de départ se trouve dans des plaintes déposées contre eux par des parents de suicidés. Yves Le Bonniec, aux toutes dernières nouvelles, vient d’être placé sous mandat de dépôt, sur la demande d’un procureur. L’intelligentsia pétitionnaire ne s’en est pas émue.

26 octobre 1985


[1] C. Guillon et Y. Le Bonniec, Suicide, mode d’emploi, Paris, Alain Moreau, 1982, p. 204-205.